Le Veritable Noyau de la "Globalisation"
Il y a un siècle, le rêve de John Pierpont Morgan était d'unir tous les grands capitalistes dans une grande
corporation, bien évidemment sous son commandement. Une image de ce rêve pourrait être la Corporation J.P MORGAN-CHASE
d'aujourd'hui. Le groupe Morgan et le groupe Rockefeller furent pendant des années les plus puissants et les
plus connus des Etats-Unis, mais c'est la Banque des ROCKEFELLER: la CHASE MANHATTAN qui s'est agglutinée à
l'institution des MORGAN pour former la J.P Morgan-Chase qui a de nos jours un immense pouvoir.
La fusion de ces deux groupes financiers fut suivie plus tard par l'absorbtion de la CHEMICAL BANK, qui devint
le principal créditeur de Colombie. Plus tard les ROCKEFELLER ont acquis les MANUFACTURERS HANOVER TRUST,
autre leader de tout un groupe financier. Et ils ont finalement obtenu la fusion avec J.P. Morgan
L'Assemblée directive de Morgan-Chase est une bonne image de la toile qu'elle a tissé autour d'elle. Ses
membres sont aussi dirigeants d'autres Multinationales. En premier lieu c'est le président de l'EXXON-MOBIL, corporation héritière de la STANDARD OIL qui a poussé
les Rockefeller à la place de leaders mondiaux. Autre Compagnie Pétrolière qui figure au tableau des
ROCKFELLER: la BP-AMOCO, dans laquelle on trouve aussi d'autres actionnaires importants.
D'autres coincidences de direction ont été établies avec: la HONEYWELL (filiale de Général Electric);
les LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES MERCK et WYETH; la puissante CONSTRUCTRICE DE TUBES ET D'OLEODUQUE
BETCHEL; le groupe de publications HEARST (COSMOPOLITAN); et RYDER SISTEM et DEER & CO.
L'immense pouvoir atteint par le groupe Rockefeller a aujourd'hui un nouveau rival qui, à en juger par les
données disponibles, est dès maintenant encore plus puissant et démontre que le résultat de l'ère de la
Globalisation Néolibérale est la fortification des SUPERGROUPES ÉCONOMIQUES: PARLONS un peu DU CITIGROUP/ CITIBANK.
Originaire d'une coalition de grandes familles millionnaires: STILLMAN, DODGE, GRACE, HARRIMAN, Mc CORMICK,
ARMOUR et d'autres... Le CITIGROUP appliquant la même formule que son rival MORGAN, regroupa encore plus de
familles millionnaires et rapprocha ainsi de son orbite des groupes aussi importants que:
MELLON (ALCOA), DUPONT et ZANKEL. Il établit une alliance avec les FORD. Le producteur automobile est bon client de la
Citibank au point que l'ex-Présidente de l'Entreprise Familiale soit présente au niveau de la direction du
groupe CITIBANK.
Un des actuels dirigeants du CITIGROUP est directeur de LA Cie Pétrolière CHEVRON/TEXACO, dont l'ex-directrice:
CONDOLEEZA RICE est devenue Conseillère de Sécurité du Gouvernement de BUSH. Trois directeurs du CITIGROUP sont
en même temps directeurs de la gigantesque Entreprise de Télécommunication AT&T; deux le sont de la Transnationale
Chimique DUPONT et deux de la UNITED TECHNOLOGIES qui produit la moitié des hélicoptères du PLAN COLOMBIE et
qui a aussi comme champ principal d'action l'Industrie Militaire. (Les fameux BLACK HOCKS, qui servent aussi
pour la guerre en IRAK). Deux autres sont directeurs du BANAMEX DE MEXICO, fer de lance de la CITIBANK en
Amérique Latine et dans les transactions du traité de Libre Commerce ALCA. Un autre dirige l'ALCOA, un autre
Verizon, un autre, l'Entreprise HALLIBURTON, qui fut dirigée par le Vice-président actuel des Etats-Unis:
Richard Cheney.
Halliburton, en contrat avec des Cies Pétrolières de l'Asie centrale jusqu'en Colombie, est un noeud où se
rejoignent les dirigeants de: PHILLIPS PETROLEUM, "Compagnie Pétrolière de poche" du CITIGROUP, de CHEVRON
TEXACO, d'EXXON; des Firmes d'équipes CROWN CASTLE et CORNING, de l'entreprise chimique LYONDELL, des entreprises
d'électricités AMERICAN ELECTRIC&POWER, SAN DIEGO GAS, SOUTHERN CALIFORNIA et MIRANT, de la fabrique de
vêtements J.C Penney, des laboratoires PFIZER maintenant maison mère de MONSANTO, de READER'S DIGEST, de PEPSI
COLA et des restaurants TRICON. On retrouve la filiale d'HALLIBURTON: BROWN&ROOT'S en contrats dans des guerres
locales : VIETNAM, RUANDA, TCHETCHENIE, BOSNIE, KOSOVO... IRAK... En TURQUIE elle a une Société d'entraînement
militaire, la VINNELL CORPORATION, une Compagnie de la Multinationale de l'Industrie Militaire TRW. En
COLOMBIE, BROWN acheta des terrains pour une Entreprise d'Entrepôt.
Le conglomérat RAND CORPORATION-ENTRUST-CARLYLE-NORTEL, est un point encore plus intéressant des jeux du
pouvoir: RAND est une Firme conseillère en politique et en sécurité. En COLOMBIE, elle est connue pour avoir
recommandé de former à grande échelle des PARAMILITAIRES LÉGAUX.
D'importants dirigeants font partie du Conseil d'administration de RAND, l'un d'eux est l'ex-Président du
CITIGROUP, John Reed, l'autre Frank Carlucci, ex-Secrétaire à la défense de BUSH père, Président du CARLYLE GROUP
qui investit dans des négoces Militaires et Aérospatiaux, et qui est aussi ex-Président de l'entreprise téléphonique
NORTEL. Le Président de RAND est aussi le directeur d'ENTRUST, une corporation qui vise à la "SÉCURITÉ SUR INTERNET",
au cryptage de l'information et en conséquence vise au Contre-Espionnage(et espionnage) sur internet.
Le Président d' ENTRUST a été membre de l'Assemblée des visiteurs des Forces- Unies de l'OTAN, mais aussi dirigeant
de l'AT&T et de NORTEL. Un des actuels directeurs d'ENTRUST, a aussi dirigé NORTEL, connu d'ailleurs en Colombie
pour être propriétaire de COMCEL. Entrust est connue aujourd'hui pour être une des six Multinationales en conflit
avec TELECOM, à cause de "contrats à risques supposés partagés", où NORTEL et les cinq autres ne risquaient rien
sinon gagner, alors que TELECOM devait normalement leur payer 12% des bénéfices annuels même s'ils subissaient
des pertes. L'avocat de cette affaire est l'actuel Ministre de l'Intérieur de Colombie, Fernando Londoño Hoyos.
Qu'y a-t-il de commun entre les portables, les lignes de fibres optiques, l'OTAN et les paramilitaires légaux?
On pourrait répondre le fonds CARLYLE et ses capitaux. Philip Odeen ,gérant de son Entreprise de communication
RELIZON, est aussi le directeur de la Transnationale militaire TRW. Les principaux porte-parole de CARLYLE viennent
de la haute sphère dirigeante du premier BUSH, dont James Baker, Ex-President et Ex-Secretaire d'Etat est aussi
au centre du spectaculaire résultat électoral de la Floride, qui a permis à BUSH Fils d'arriver à la Présidence.
Qu'elle ne fut pas la grande surprise du public, quand le 8 de octobre 2001 le "Wall Street Journal", révéla que
la famille Ben Laden avait de grands Intérêts financiers dans le fond CARLYLE et avait obtenu de grandes
facilités grâce à lui.
La roue du Gouvernement BUSH Père a généré une autre affaire, Ultimar DARBY, entité fondée par Nicholas Brady,
Ex-Secrétaire au Trésor américain, et gérée par un Ex-Directeur de la Banque Mondiale, pour lequel Brady travailla
et qui oeuvra au sein du FMI;Il fut aussi directeur de HEINZ et de la Compagnie Pétrolière AMERAD-HESS, aujourd'hui
petite filiale de la BRITISH PETROLEUM à CUSIANA (Colombie). DARBY avec "EL TIEMPO" (journal National Colombien)
et MOTOROLA pour AVENTEL. Avec la CORFINSURA, du Syndicat Antioquien ou groupe Suramericana, dans des projets
de construction de Routes et de Barrages; dans la LEASING BOLIVAR, dans la PetroSantender, et dans un fond
d'investissements avec la BBVA (une des plus grosses banques espagnoles).
Les fonds d'investissements jouent un rôle important dans le controle en série que le CITIGROUP et d'autres groupes
forts comme le J.P MORGAN-CHASE exercent sur de nombreuses d'Entreprises et en particulier sur des Multinationales
Clés. CARLYLE qui est dans l'Industrie Militaire, mais dont les fonds sont variés: DODGE & COX, CAPITAL GUARDIAN
TRUST, CAPITAL RESEARCH & MANAGEMENT, FRANKLIN RESOUSES, PUTNAM, BARROW, WELLINGTON, STATE STREET, reçoit l'épargne
de milliers de personnes, millionaires du monde entier comme BEN LADEN, qui espèrent obtenir de grands profits
des Actions que les Fonds achètent... Mais les grands groupes qui contrôlent les fonds utilisent ces investissements
pour augmenter leur part de vote dans les Assemblées d'Actionnaires des corporations et avec le capital des autres,
ils contrôlent le monde.
Le noyau des Actioniaires permet aux grands groupes d'avoir une majorité et souvent , en moins de temps qu'il
ne faut pour le penser, ils se retrouvent à contrôler les corporations, provocant une réaction de contrôle en
chaine , puisque la nouvelle Entreprise contrôlée est en même temps Actionnaire d'autres.
Les Entreprises de Gaz et d'Energie Electrique objet de privatisations, revendent, transportent l'Electricité,
et ont continués à recevoir de nombreux Investissements de fonds. C'est le cas d'ENRON qui en plus opèraient
avec de nombreux crédits de la J.P MORGAN-CHASE et de la CITIBANK. Ce fut à cette Entreprise, ENRON, que le
Gouvernement PASTRANA voulait vendre à bas prix le Gaz de La Guajira. ENRON étaient liée au moyen de centaines
de Hauts Fonctionnaires de l'administration de BUSH, et a été mélée à de nombreux scandales dans divers pays,
de l'INDE à la BOLIVIE, et jusqu'aux ETATS-UNIS, où ont été surfacturés les coûts de l'Electricité volant les
consommateurs de CALIFORNIE et causant une crise des Entreprises d'Electricités Privatisées de cet Etat.
Les Co-auteurs de cette fraude furent la DYNEGY (dont le principal actionnaire est la CHEVRON-TEXACO) et la
RELIANT ( de l'orbite de fonds qui tourne autour de la J.P MORGAN-CHASE et du CITIGROUP), Entreprise qui a fondé
en COLOMBIE: l' ELECTROCOSTA et l'ELECTROCARIBE, après avoir acheté à l'Entreprise d' Electricité de BOLIVAR,
et CORELCA à bas prix et les revendrent à l'UNION FENOSA ESPAGNOL. Une autre de ces Entreprises Boursières
d'Electricité est la SITHE ENERGY de TermoRìo, dans laquelle le CITIGROUP par l'intermédiaire de EXXON est
actionnaire, alternativement avec le groupe Franco-Américain VIVENDI, épinglé récemment pour une fraude financière
similaire à celle d'Enron. Sithe est un autre des clients de l'avocat Fernando Londoño Hoyos, actuel Ministre
de l'Interieur de Colombie, pour les procès qui l'oppose à la Nation Colombienne.
C'est ainsi que les fonds d'investissement servent à manipuler les Entreprises d'Electricité, et réussissent à
infiltrer toutes les branches de l'industrie, depuis Boeing en passant par Time - Warner - AOL - CNN ou Goodyear,
Occidental Petroleum, et jusqu'à Unocal la nouvelle Compagnie Pétrolière maître de l' Afghanistan.
Jusqu'aux chaînes de restauration Tricon: Pizza Hut, KFC et Taco Bell, qui ont un directeur commun avec le Citigroup.
Tricon est l'une des plus petites branches du groupe dans le marché alimentaire: un des directeurs de Unilever
est directeur de la Citibank, et la Chevron-Texaco a des dirigeants en commun avec la Univeler-Bestfood, cette
Multinationale qui produit la margarine Rama, les soupes Knorr, le thé Lipton, Maizena, l'huile Mazola, le savon
Rexona, les crèmes Ponds, et qui en Colombie est propriétaire de Fruco. Unilever put également décider que la
Colombie n'ait pas le droit de consommer sa production nationale, mais qu'elle devait importer de la tomate en
sauce FRUCO.
UNILEVER imposa aussi la plantation de palme africaine dans plusieurs pays tropicaux, saturant le marché mondial,
ce qui fit baisser le prix de cette matière première, et augmenta les marges de productivité. Le Citigroup ne
contrôle pas toutes les Actions d' Univeler, ni même la majorité, mais c'est cet intérêt financier plus important
qui explique en bonne partie le succès de la branche Etadunisienne (Bestfoods) de cette multinationale d'origine
Anglo-hollandaise. En plus de ceux déjà mentionnés, le Citigroup possède des directeurs en commun avec des
entreprises dans lesquelles l'investissement de la Citi Bank ne date pas d'hier, la International Paper, par
exemple, dont l'ex-président Paul O'Neill est également ex-président du conseil d'aministration de Alcoa, et il
est à présent secrétaire au Trésor Américain sous la Présidence de Bush.
Mais c'est en Unilever que se rejoignent aussi les intérêts de Xerox, des banques anglaises Barclays (très
proche du Citigroup et actionnaire de plus de deux cents corporations ) et Lloyd's, l'hollandais ABN , important
actionnaire de Shell, mais aussi les allemands Deutshche Bank et Allianz AG. La Unilever alliée à la Compagnie
Pétrolière BP/British-Petroleum est devenue un des centres de confluence du capital financier étadunisien et
européen ainsi qu'une courroie de transmission du pouvoir du capital nord-américain et en particulier du Citigroup.
Les relations entre la Citibank et Philips Morris (ALTRA) existent depuis de nombreuses années. Un de ses
directeurs a été directeur du Citigroup et de... Monsanto, Entreprise productrice du glyfosate avec lequel le
Plan Colombie fumige les cultures de coca et d'amapola des paysans. Philips Morris est très connue pour produire
les cigarettes Marlboro, qui grâce à la contrebande, et incriminée à l'extrême dans le blanchiment des Dollars
pendant 20 ans, ruina l'industrie du tabac en Colombie. Le secrétaire à la santé des Etats-Unis a travaillé avec
cette multinationale et avec les laboratoires Merck. Deux autres secrétaires de Bush, un à l'Agriculture, et
l'autre à la Défense, ont été dirigeants des laboratoires Calgene et Searle, propriété d'Entreprise PHARMACIA,
la maison mère de Monsanto.
Philips Morris contrôle les industries alimentaires Kraft et Nabisco et les deux principales entreprises
commerciales de café colombien, la General Foods et la Jacobs, qui réussirent avec le café ce qu'aujourd'hui la
Unilever veut faire avec l'huile, saturer le marché mondial et augmenter largement leur marges de profit. Les
produteurs, qui durent abandonner le café en raison des prix de plus en plus bas, semèrent de la coca que l'on
fumigea avec les produits Monsanto, sous la protection d'hélicoptères de la United Technologies et pour que le
fruit de son travail serve à la contrebande de Marlboro. Quant aux malades des poumons, ils n'avaient plus qu'à
se faire soigner à la charge d'un quelconque secrétaire du Ministère de la Santé.
Seule la multinationale Suisse Nestlé (Cicolac, California) défit le pouvoir d'Unilever et de Philips Morris.
Brown Boveri, l'Union des Banques Suisses, Swatch paraissent intégrer son groupe de capital. Dans son équipe de
direction, on trouve des directeurs de la General Motors, en relation avec J.P.Morgan-Chase, mais avec indépendance.
La General Motors avec son fonds AIG forment un conglomérat dans lequel sont liés la Procter & Gamble (Pantene,
Ariel, Crest, Tampax, Max Factor, Vicks), mais aussi à la Motorola et la Xerox, qui connecte ce groupe avec
la Deutsche Bank et se dispute pour le contrôle d'UNILEVER.
Les méga-pouvoirs du Citigroup et de J.P. Morgan-Chase concernent d'autres groupes qui sont amenés à graviter
dans leur sphère mais qui cette fois représentent leurs propres intérêts. C'est le cas du conglomérat: COCA COLA
- American Express - Gillette - Great Lake Chemical - Washington Post, articulé autour des investissements de
Warren Buffet et du fonds Berkshire Hathaway. Ce groupe a des connections avec le Citigroup et avec J.P.Morgan
Chase mais garde sa propre dynamique. Dans le cas de: Quaker - Pepsi cola (Frito Lay, Gatorade), le lien entre
les actionnaires et Citigroup est notoire. Quaker-Pepsi dont le lien des actionnaires du CITIGROUP est notoire,
c'est allié avec l'étoile des Transgénique, la Suisse Novartis, liée avec la banque de Crédit Suisse.
De très forts groupes allemands ( deutsche et Dresdner Bank), hollandais (Shell), japonais, suisse (Nestlé-UBS),
italiens, espagnols (BSC et BBVA) et d'autres pays sont en scène, mais les mégagroupes avancent dans tous les
pays. Par exemple, si la BBVA (bque Espagnole) maintient le contrôle de Repsol, de Chase, de British Petroleum,
et des fonds Noraméricains, c'est qu'ils ont d'importants paquets d'actions. Les actionnaires majoritaires de
nombreuses industries suisses sont des groupes Etadunisien.
La présence de groupe de deuxième ou de troisième ligne ne fait que confirmer l'articulation du pouvoir mondial
autour de Citigroup et de la J.P.Morgan Chase. Le gros de l'administration Bush vient de ces mégagroupes,
spécialement du Citigroup. Bush est son homme à la Maison Blanche. Les administrations d'Amérique latine
souffrent du même processus. A côté des grands propriétaires terriens qui arrivent jusqu'à la présidence, se
trouvent les fonctionnaires et les avocats des corporations des mégagroupes: J.P.Morgan Chase qui a joué un
grand rôle dans la crise Argentine, ou La CityBank qui a toujours eu une influence en Colombie, par son
contrôle du marché mondial du café et aujourd'hui, sous mille formes, comme il l'a été montré. Les manoeuvres
de Enron, Sithe ou Nortel n'influencent pas moins que les recommandations de la Rand Corporation.
Les réformes néo-libérales sont recommandées en série à notre pays, de la même façon que la firme Merryl Lynch
de Wall Street recommandait aux investisseurs communs le contraire de ce qu'elle recommandait aux grandes firmes.
Aux clients communs, on leur conseillait de mauvais investissements pour que les grands clients gagnent plus.
Ainsi, par exemple, en Amérique latine, on recommandait d'abandonner l'agriculture tandis qu'aux Etats Unis on
doublait l'aide à l'agriculture et à l'élevage.
Avec raison, beaucoup ont vu dans le Plan Colombie une recherche du profit dans l'exploitation pétrolière, mais
il apparait au vu des connections établies qu'il y a un intérêt économique à exploiter l'ensemble, à savoir:
l'industrie alimentaire, l'électricité, les télécommunications, l'eau, la guerre, l'industrie pharmaceutique,
la biodiversité, tout. Le Plan Colombie ne vise pas seulement la Colombie mais l'ensemble du continent. Ce
contrôle qu'exerce les mégagroupes au moyen de la globalisation néolibérale et validé par la pouvoir Etatique
et Militaire des Etats-Unis est un contrôle total qui prend aussi bien des formes militaires et politiques et
qu'il ne s'étend dans l'économie de façon progressive.
Mais ils ne sont pas invulnérables : ils souffrent des crises cycliques du capitalisme et du chômage. Et
particulièrement, ils souffrent des luttes en masse des peuples, comme nous l'avons vu en Argentine, dans la
mise en déroute des privatisations engagées au Paraguay et au Pérou, au Venezuela, au Brésil, en Bolivie et en
Equateur, au Chiapas et dans l'Oaxaca, dans la dignité de CUBA, parmi les gens qui luttent en Comobie contre
l'ELECTROCOSTA et l'electrocaribe, contre la privatisation d'Emcali, Telecom, ETB, Ecopétrole, Isa, Isagen, et
chez les paysans qui luttent pour les réformes agraires et la souveraineté alimentaire ou chez les indigènes
Embera Katio et U'wa.
Les contradictions dont souffre tout mégapouvoir s'étendent avec lui de par le monde. Et c 'est tout
spécialement parce que ce réseau de corporations fonctionne surtout sur le dos de millions de personnes,
à commence par les travailleurs des Etats-Unis, que pour eux aussi viendra le moment de dire:
Basta!
Hector Mondragon
septembre 2002
Traduction Action pour la Vie oct. 2003